
Pierre raconte une enfance de grande pauvreté. Son père était bûcheron et ouvrier agricole, prenant tout travail susceptible de rapporter un peu d’argent ; sa mère a élevé dix enfants, dont il est le dernier. Il dit n’avoir aucun souvenir de plats marquants : manger était déjà l’essentiel. Ce qu’il retient surtout, c’est le chant. Sa mère chantait sans cesse, des airs plutôt tristes de son époque, et c’est le plaisir qu’elle y prenait qui a compté pour lui.
